Un véritable coup de théâtre à la chambre basse, plus de 70 députés décident d’interpeller le chef du Gouvernement, Jean Henry CEANT, ce lundi 18 mars 2019, soit deux jours avant la date fixée par le Sénat pour tenir sa séance d’interpellation. 

Les députés signataires de la correspondance estiment que le Premier ministre, Jean Henry CEANT, a échoué pour n’avoir pas répondu à sa déclaration de politique générale, la situation socio-économique et alors que la situation politique du pays se dégrade et le Gouvernement est incapable de mater les groupes de gangs qui opèrent dans la capitale et dans certaines villes de province selon les députés interpellateurs.

Les signataires de ce document veulent devancer les sénateurs qui s’apprêteraient à accorder un vote de confiance au notaire, à en croire les députés qui infligent un joli coup aux pairs conscrits.

Lundi dernier, le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue intervenant à Magic 9, avait justifié cette séance d’interpellation du 20 mars 2019 qui entendaient que la lumière soit faite sur la mission des 7 présumés mercenaires étrangers, armés de fusils de guerre, arrêtés puis transférés aux États-Unis le mois dernier.

Le Chef du gouvernement, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Roudy Aly, et le ministre de l’Intérieur, Jean- Marie Reynaldo Brunet, avaient reçu l’invitation du grand corps de répondre aux questions de ses collègues. 

Jean Henry CEANT a du pain sur la planche. Il doit décider si oui ou non, il se présentera au Parlement. Car la constitution amendée n’a rien dit à ce sujet. Si le Premier ministre n’obtempère pas, les députés ont le droit de lui donner un vote de censure même en son absence. Attendons voir !

Yves Paul LEANDRE

La Séance d’interpellation de Jean-Henry Céant et de deux (2) de ses ministres  fixée au mercredi 20 mars prochainG

  Le Président du Sénat de la République, Carl Murat Cantave, annonce pour le mercredi 20 mars 2019 la séance d’interpellation du Premier Ministre Jean Henry Céant et des ministres de la justice et de l’intérieur de son cabinet. “Une correspondance sera acheminée incessamment aux concernés”, selon Carl Murat Cantave. L’acte d’interpellation du Premier Ministre Céant et de ses ministres vient à la suite des explications non satisfaisantes données par ces derniers à l’issue d’une séance tenue mardi 12 mars au Sénat. Suivant les prescrits constitutionnels au cas où une motion de censure n’aurait pas été accordée au Premier Ministre et ses ministres ils seront exempts d’interpellation qu’après six (6) mois. 

Godson Lubrun