Un grand vent de panique a soufflé à la mi-journée, du vendredi 25 octobre, à Pétion-Ville quand les gens ont appris qu’une nouvelle manifestation exigeant la démission du président Jovenel Moïse prenait la direction de cette commune. La tension montait d’un cran lorsque la police a dû intervenir pour calmer les ardeurs des manifestants en colère qui lançaient des jets de pierre et autres objets en directions des patrouilles, a constaté Haiti Press Network.

Comme des forcenés, des gens, toutes catégories confondues, courraient dans toutes les directions. En quelques secondes, la peur a envahi les esprits. Des maisons de commerce qui fonctionnaient à minima ont été obligées de refermer rapidement leurs portes. Les marchands ambulants et les débrouillards du secteur informel se dépêchaient à la va-vite pour ramasser à même le sol leurs bataclans. De peur de voir leur véhicule incendié ou les pare-brises  brisés, des conducteurs manœuvraient leur engin comme des fous, observons-nous. 

Il était une heure de l’après-midi. À la rue Panaméricaine, des heurts entre la police et un groupe de manifestants qui lançaient des pierres sur les patrouilles ont aussi été observés. Les forces de l’ordre ont été contraintes de tirer des coups de feu en l’air pour disperser la foule de manifestants agressifs et violents qui se regroupent de temps en temps.

Des barricades et des pneus enflammés dressés par les manifestants exigeant le départ du président ont aussi été enlevés par la police sur le macadam, constate HPN.

Plus loin, à l’entrée de la route de Kenscoff, menant à Pèlerin 5, lieu de résidence de Jovenel Moïse qui refuse de démissionner en dépit des cris de la rue, un dispositif de sécurité de coprs spécialisés a été observé par l’Agence. Question d’empêcher aux manifestants de prendre la direction de la demeure du chef de l’État, dont ils réclament la tête.

Au moment où l’Agence poste cet article, les manifestants sillonnaient encore plusieurs rues de la commune de Pétion-Ville. On ignore pour l’instant s’il y a des blessés et/ou des cas de décès.