Publié le 25 Octobre 2019 | Haiti Press Network: La Plateforme Nationale du Secteur Populaire haïtien (PLANSPA) invite les acteurs politiques à  observer une trêve afin de permettre aux négociations de se dérouler dans un climat serein pour sortir le pays de la crise aigüe à laquelle il est confronté.

Le secrétaire général de la PLANSPA, Dieudonné Lhérisson, déplore les effets néfastes de la crise politique, marquée entres autres, a-t-il reconnu, par la paralysie des activités dans plusieurs régions du pays.

Il évoque notamment les nombreux pères et mères de familles qui ont perdu leurs emplois, les différentes entreprises, dont les hôtels et restaurants, qui ont dû renvoyer leurs personnels à cause de la diminution du nombre de clients réduisant considérablement leurs chiffres d’affaires.

Dieudonné Lhérisson évoque également l’augmentation des prix des produits, notamment ceux de première nécessité en raison du fait qu’ils ne peuvent plus être acheminés dans la capitale à cause des barricades installés sur les principaux axes routiers.

Le mouvement « pays lock », qui se manifeste par une paralysie des activités sur l’ensemble du territoire, empêche à nos enfants d’aller à l’école et perturbe le fonctionnement des marchés publics, déplore le juriste qui fait actuellement sa maîtrise en population et développement.

Il évoque aussi les membres de la diaspora dont certains ont été contraints de rester dans le pays et, par voie de conséquence, ont perdu leurs emplois dans leurs pays d’adoption. Dieudonné Lhérisson rappelle le rôle important que joue la diaspora dans l’économie haïtienne.

Il y a aussi, a-t-il dit, les institutions de perception d’impôts et de taxes dont l’administration générale des douanes (AGD) et la direction générale des impôts (DGI) qui n’arrivent pas à fonctionner à plein régime et cela empêche à l’État d’avoir les moyens de faire face à ses obligations dont le paiement des salaires des employés de la fonction publique.

Dieudonné Lhérisson déplore aussi les difficultés rencontrées par les nombreuses femmes enceintes, sur le point d’accoucher mais qui peinent à accéder aux centres hospitaliers à cause des barricades dressées sur la chaussée.

Nous avons besoin, dit-il, d’une trêve politique, pour permettre aux négociations de se dérouler dans un climat serein de manière à favoriser la résolution de la crise à laquelle le pays est confronté.

Le pays, dit-il, se retrouve à un carrefour difficile, bouleversé par une crise politique chronique depuis 215 ans.

L’établissement d’une société démocratique, prospère et stable ne sera jamais possible sans la tenue d’un dialogue politique sincère entre tous les fils et toutes les filles du pays pour parvenir un accord politique capable d’instituer un État responsable qui saura adresser les problèmes auxquels le pays est confronté, affirme Dieudonné Lhérisson citant entre autres l’insécurité alimentaire, le chômage, la dépréciation de la monnaie locale (La gourde haïtienne), l’inflation et la mauvaise gouvernance.