Après le renvoi du premier ministre Jean-Henry Céant, le président Jovenel Moïse entend lui-même poursuivre le dialogue. Une œuvre qu’il estimait que le notaire de Bourdon était « incapable » de mener. Mais jusqu’ici, il compile les refus dont celui du leader de Fanmi Lavalas Jean-Bertrand Aristide.

 Le président Jovenel Moïse cherche depuis un certain temps, à convaincre des leaders de l’opposition radicale de s’asseoir à « sa table du dialogue inter-haïtien ». Pour le moment, s’il s’est entretenu avec Éric Jean-Baptiste du rassemblement des démocrates nationaux progressistes ainsi qu’avec les anciens présidents provisoires Boniface Alexandre et Jocelerme Privert. Il se heurte au refus des principaux leaders de l’opposition dite radicale. C’est le cas par exemple de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide de Fanmi Lavalas qui n’a même pas accepté de recevoir sa lettre d’invitation. Quant au Dr Maryse Narcisse qui dirige le comité exécutif du parti, elle confirme qu’elle n’a aucune intention de rencontrer M. Moïse, arrivé dit-elle, au palais national au moyen « d’un coup d’état électoral ». Pour ce qui est du secrétaire général de Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, pas question non plus de dialoguer avec Jovenel Moïse dont il continue d’exiger le départ du siège de la présidence. L’ancien candidat à la présidence confirme avoir reçu une invitation du président Moïse pour le mercredi 3 avril au palais national, lettre à laquelle il dit donner une fin de non recevoir. Pour évincer Céant et le remplacer ad interim à la primature par le ministre de la culture Jean-Michel Lapin, les proches de Jovenel Moïse l’avaient entre autres accusé de comploter contre lui dans l’espoir de prendre sa place. J’ai été le premier ministre d’un ami de plus de 25 ans, dit Jean-Henry Céant. A mon arrivée je l’ai trouvé dos à dos avec différents secteurs dont celui des affaires, l’international et la classe politique.  J’ai fait en sorte de le réconcilier avec l’international et le secteur privé. J’ai posé les bases d’un rapprochement avec la classe politique, comment aurais-je pu comploter contre lui, a lancé Céant lors d’une rencontre jeudi avec ses proches collaborateurs dont les membres de son ancien cabinet. Ne soyons ni rancuniers, ni revanchards. Laissons le temps faire son œuvre qui consiste à démasquer le mensonge et polir là vérité, leur a-t-il lancé. DO

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