« La prison ou le cimetière pour les bandits armés… », menace le sénateur Youri Latortue

Written by on November 1, 2019

Publié le 2019-11-01 | Le Nouvelliste: Les nombreux gangs armés qui opèrent à travers le pays sont au service de certaines forces politiques de l’opposition, du pouvoir et du secteur économique, selon un membre de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion  (CNDDR). Ces civils armés profitent du contexte de troubles sociaux pour barricader certains axes routiers afin de rançonner les usagers. Le sénateur de l’opposition Youri Latortue prend ses distances  aux groupes armés et estime que leur place est soit en prison ou au cimetière.

« Ceci doit être clair pour tout le monde. Pour l’opposition, quelqu’un qui fait partie d’un gang armé sa place est soit en prison ou au cimetière », a lancé le sénateur Youri Latortue qui participait à l’émission Panel Magik jeudi matin. Le parlementaire de l’Artibonite a fait savoir que l’opposition ne bénéficie du support d’aucun groupe armé dans sa lutte visant à obtenir le départ du président de la République. « Il revient à la police de prendre toutes les dispositions avec le pouvoir en place pour arrêter les bandits armés et les déférer par devant la justice », a-t-il dit.

« Immédiatement après le départ de Jovenel Moïse, le problème de l’insécurité sera posé », a avancé Youri Latortue. Selon le sénateur de l’opposition, les nombreuses armes à feu en circulation seront récupérées pendant la transition sans toutefois préciser le mécanisme de désarmement qui sera utilisé.

Selon le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au moins 42 personnes sont mortes, et 86 ont été blessées depuis que les tensions se sont accrues avec la dernière vague de protestations qui a débuté le 15 septembre 2019.

Jean Rebel Dorcenat, membre de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) avait déjà fait savoir que des acteurs du secteur privé, des proches du pouvoir et des leaders politiques travaillent de connivence avec les gangs armés. Ils les alimentent en armes ou en argent, avait-il dit. Selon lui, la CNDDR a déjà dénombré l’existence de soixante-seize gangs armés à travers le pays. «  Il y en a qui comptent dix membres, d’autres quinze, d’autres encore soixante ou quatre-vingt », avait-il précisé.


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